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RESERVER UN APPELLe mail de relance est l'un des leviers les plus sous-estimés en prospection B2B. Pourtant, les chiffres sont sans appel : 80 % des ventes nécessitent au moins 5 relances, mais 48 % des commerciaux n'en font aucune. Ce décalage représente un manque à gagner colossal pour les entreprises qui abandonnent trop tôt leurs prospects.
Que ce soit après l'envoi d'un devis, un premier contact en salon ou un rendez-vous resté sans suite, la relance par email est un art qui s'apprend. Dans cet article, nous vous proposons 15 exemples de mails de relance professionnels, classés par situation, avec le contexte, l'objet du mail, le corps complet et l'explication de ce qui fait leur efficacité. Vous trouverez également les règles d'or du timing, les bonnes pratiques de rédaction et les moments où il vaut mieux décrocher le téléphone.
Pourquoi relancer est essentiel en B2B
En prospection B2B, le silence d'un prospect ne signifie presque jamais un refus définitif. Selon une étude de Marketing Donut, 80 % des deals se concluent après la 5e relance. Autrement dit, la majorité des opportunités commerciales se trouvent derrière la persévérance — pas derrière le premier email.
Le prospect n'est pas désintéressé, il est occupé. Vos interlocuteurs B2B reçoivent en moyenne 120 emails par jour. Votre proposition commerciale, aussi pertinente soit-elle, se retrouve noyée dans un flux constant de sollicitations. La relance vient remettre votre message en haut de la pile au bon moment.
La relance montre aussi votre professionnalisme et votre sérieux. Un commercial qui relance avec méthode et pertinence envoie un signal fort : il croit en sa solution, il est organisé, et il respecte le temps de son interlocuteur. À l'inverse, ne pas relancer peut être perçu comme un manque d'intérêt.
Voici ce que disent les données :
- 2 % des ventes se font au 1er contact
- 3 % au 2e contact
- 5 % au 3e contact
- 10 % au 4e contact
- 80 % entre le 5e et le 12e contact
La conclusion est simple : ne pas relancer, c'est laisser 80 % de vos ventes potentielles sur la table.
Les règles d'or du mail de relance
Avant de passer aux exemples concrets, voici les principes fondamentaux qui font la différence entre une relance efficace et un email ignoré.
1. Respecter le bon timing
Le timing est le facteur numéro un de réussite d'une relance. Voici les repères à suivre :
- Après un premier email de prospection : attendez 48 à 72 heures
- Après l'envoi d'un devis : relancez sous 3 à 5 jours
- Après un rendez-vous : envoyez un récapitulatif sous 24 heures
- Après un « on revient vers vous » : attendez 5 à 7 jours
2. Rester court et percutant
Un mail de relance efficace fait entre 100 et 150 mots maximum. Votre prospect n'a pas le temps de lire un roman. Allez droit au but : rappelez le contexte, apportez de la valeur et proposez une action claire.
3. Soigner l'objet du mail
L'objet est le premier filtre. 47 % des destinataires ouvrent un email en se basant uniquement sur l'objet. Quelques exemples d'objets performants :
- Suite à notre échange — une question rapide
- Votre devis [Nom de l'entreprise] — prochaine étape ?
- [Prénom], avez-vous eu le temps de regarder ma proposition ?
- J'ai pensé à vous en voyant ceci
- Dernière relance avant que je ferme le dossier
4. Toujours apporter de la valeur nouvelle
Chaque relance doit apporter un élément nouveau : une étude de cas, un chiffre clé, un article pertinent, une nouveauté produit. Ne relancez jamais « juste pour relancer ». Si vous n'avez rien de nouveau à dire, attendez d'en avoir.
5. Un seul CTA clair
Chaque email de relance doit contenir un seul appel à l'action. Ne demandez pas à votre prospect de « lire un article, regarder une vidéo ET bloquer un créneau ». Choisissez une action unique : répondre par oui/non, cliquer sur un lien de calendrier, ou confirmer un créneau.
6. Maximum 3 relances par email, ensuite changez de canal
Au-delà de 3 emails de relance restés sans réponse, l'email a atteint ses limites. Il est temps de passer au téléphone. Le cold call reste le moyen le plus direct de créer une connexion humaine et d'obtenir une réponse. Découvrez nos conseils pour réussir vos appels de prospection.
15 exemples de mails de relance professionnels
Voici 15 templates de mails de relance, organisés par cas d'usage. Pour chaque exemple, vous trouverez le contexte, l'objet, le corps complet du mail et une explication de ce qui le rend efficace. Copiez-les, adaptez-les à votre situation et testez-les.
Relance après un premier contact
Exemple 1 : Relance après un appel sans réponse
Contexte : Vous avez tenté de joindre un prospect par téléphone mais il n'a pas décroché. Vous enchaînez avec un email pour établir le contact.
Objet : J'ai essayé de vous joindre — [Nom de votre entreprise]
Bonjour [Prénom],
J'ai tenté de vous joindre par téléphone aujourd'hui sans succès — je me doute que votre agenda est chargé.
Je vous contacte car [raison précise : j'ai identifié que votre entreprise / j'ai vu que vous recrutiez des commerciaux / etc.]. Chez [Votre entreprise], nous aidons les sociétés comme [Nom de la société du prospect] à [bénéfice clé : générer 30 % de rendez-vous qualifiés en plus / réduire le cycle de vente de 40 % / etc.].
Seriez-vous disponible pour un échange de 15 minutes cette semaine ?
Bonne journée, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail est court, contextualise immédiatement la raison de l'appel et propose un créneau précis. Le prospect comprend en 10 secondes pourquoi vous le contactez.
Exemple 2 : Relance après un premier email resté sans réponse
Contexte : Vous avez envoyé un email de prospection il y a 3 jours et n'avez reçu aucune réponse.
Objet : Re: [Objet du premier email]
Bonjour [Prénom],
Je reviens vers vous suite à mon email de [jour]. Je comprendrais que vous n'ayez pas eu le temps d'y jeter un œil — les semaines passent vite.
Pour résumer en une phrase : nous aidons les [type d'entreprise] à [bénéfice principal], et je pense que cela pourrait être pertinent pour [Nom de l'entreprise].
Deux options simples : — Vous êtes intéressé(e) : on bloque 15 min ? — Ce n'est pas le bon moment : dites-le-moi, je reviendrai plus tard.
Dans les deux cas, merci pour votre retour.
[Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail facilite la réponse en offrant deux options claires. L'approche « pas de pression » désarme la résistance du prospect et augmente le taux de réponse.
Exemple 3 : Relance après une prise de contact en salon ou événement
Contexte : Vous avez échangé avec un prospect lors d'un salon professionnel et souhaitez transformer ce premier contact en rendez-vous.
Objet : Ravi(e) de vous avoir rencontré(e) au [Nom du salon]
Bonjour [Prénom],
C'était un plaisir d'échanger avec vous au [Nom du salon] [jour]. Notre discussion sur [sujet abordé] m'a particulièrement intéressé(e).
Comme évoqué, [Votre entreprise] accompagne les entreprises comme [Nom de l'entreprise du prospect] sur [domaine d'expertise]. Je me suis permis(e) de vous joindre [un document / une étude de cas / un lien] qui pourrait vous intéresser : [lien ou pièce jointe].
Seriez-vous disponible la semaine prochaine pour un échange de 20 minutes et voir comment nous pourrions travailler ensemble ?
Au plaisir, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail rappelle le contexte de la rencontre (ce qui le rend personnel), apporte de la valeur immédiate avec un document et propose un next step concret. Le prospect ne part pas de zéro.
Relance après l'envoi d'un devis
Exemple 4 : Relance classique après devis
Contexte : Vous avez envoyé un devis il y a 5 jours et n'avez pas eu de retour.
Objet : Votre devis [Nom du projet] — avez-vous des questions ?
Bonjour [Prénom],
Je reviens vers vous concernant le devis que je vous ai transmis le [date] pour [nom du projet/prestation].
Avez-vous eu l'occasion de le parcourir ? Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions ou ajuster la proposition si certains éléments méritent d'être revus.
N'hésitez pas à me faire signe pour en discuter.
Bien cordialement, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Simple, direct et non agressif. Le mail ouvre la porte à une discussion sans mettre la pression, et propose d'adapter le devis — ce qui montre de la flexibilité.
Exemple 5 : Relance avec valeur ajoutée (étude de cas)
Contexte : Le prospect a reçu votre devis mais hésite. Vous relancez en apportant une preuve sociale.
Objet : Comment [Client similaire] a obtenu [résultat concret] avec notre solution
Bonjour [Prénom],
Je me permets de revenir vers vous au sujet de notre proposition. En préparant votre dossier, j'ai pensé à un cas client qui pourrait vous parler.
[Nom du client], une entreprise [similaire à celle du prospect : même taille / même secteur], a fait appel à nous il y a [durée]. En [X mois], ils ont obtenu [résultat chiffré : +45 % de rendez-vous qualifiés / 200 leads générés / un ROI de 300 %].
Je serais ravi(e) de vous montrer comment nous pourrions reproduire ces résultats pour [Nom de l'entreprise du prospect]. Un créneau de 15 minutes cette semaine ?
Bien cordialement, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : L'étude de cas transforme une relance banale en contenu à valeur ajoutée. Le prospect ne reçoit pas un « alors, vous avez décidé ? » mais une preuve concrète que votre solution fonctionne.
Exemple 6 : Relance avec date limite / urgence
Contexte : Votre devis a une date de validité qui approche, ou vous souhaitez créer un sentiment d'urgence légitime.
Objet : Votre devis expire le [date] — on en parle ?
Bonjour [Prénom],
Je souhaitais vous informer que le devis transmis le [date] pour [prestation] arrive à échéance le [date limite]. Passé cette date, les conditions tarifaires pourraient évoluer [ou : nous ne pourrons pas garantir les mêmes délais de démarrage].
Si le projet est toujours d'actualité, je vous propose qu'on se cale un échange rapide pour finaliser les détails. Si vos priorités ont changé, je comprends tout à fait — dites-le-moi simplement.
À très vite, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : L'urgence est légitime (date de validité du devis) et non artificielle. Le mail reste courtois tout en incitant à passer à l'action. La porte de sortie « si vos priorités ont changé » réduit la pression.
Relance d'un prospect froid
Exemple 7 : Relance après un « on revient vers vous »
Contexte : Le prospect vous a dit « je reviens vers vous » il y a plus d'une semaine, mais n'a pas donné suite.
Objet : [Prénom], un point rapide sur notre échange
Bonjour [Prénom],
Lors de notre dernier échange, vous aviez mentionné vouloir revenir vers moi après [validation interne / réflexion / consultation de votre équipe]. Je me permets de prendre des nouvelles.
Y a-t-il des éléments complémentaires dont vous auriez besoin pour avancer ? Je peux préparer [une présentation pour votre direction / un comparatif / des références clients] si cela peut faciliter la décision.
Dites-moi où vous en êtes, je m'adapte à votre rythme.
[Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail propose de l'aide concrète pour débloquer la situation au lieu de simplement demander « alors ? ». Le ton est respectueux du processus de décision interne du prospect.
Exemple 8 : Relance après un « pas maintenant »
Contexte : Le prospect vous a dit que ce n'était pas le bon moment il y a 1 à 2 mois. Vous revenez avec un prétexte pertinent.
Objet : [Prénom], le bon moment est peut-être arrivé ?
Bonjour [Prénom],
Lorsque nous avions échangé en [mois], vous m'aviez indiqué que le timing n'était pas idéal pour [sujet]. Je reviens vers vous car [raison : nouveau trimestre / fin d'année / actualité du secteur / nouvelle fonctionnalité de notre côté].
Depuis notre dernier échange, nous avons [élément nouveau : lancé une fonctionnalité / accompagné un client de votre secteur / publié une étude pertinente]. Je me suis dit que cela pourrait vous intéresser.
Est-ce qu'un point rapide de 10 minutes ferait sens cette semaine ou la suivante ?
Bien à vous, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail respecte le « non » initial en laissant passer du temps, puis revient avec un prétexte légitime (nouvelle actualité, nouvelle offre). Il ne repart pas de zéro mais capitalise sur l'historique de la relation.
Exemple 9 : Break-up email (dernière relance)
Contexte : Vous avez déjà relancé 2 à 3 fois sans réponse. C'est votre dernier email avant de clôturer le dossier.
Objet : Dois-je fermer votre dossier ?
Bonjour [Prénom],
Je vous ai contacté(e) plusieurs fois au sujet de [sujet], sans retour de votre part. Je ne veux pas être insistant(e), et je comprends que vos priorités aient pu évoluer.
Si le sujet n'est plus d'actualité, je fermerai simplement votre dossier de mon côté — aucun souci. Mais si vous êtes toujours intéressé(e), un simple « oui » en réponse suffit et je vous recontacte au moment qui vous convient.
Merci dans tous les cas pour votre temps.
[Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le break-up email est paradoxalement l'un des emails avec le meilleur taux de réponse. En annonçant la fin de la séquence, vous créez un sentiment de perte (FOMO) et vous facilitez la réponse au maximum (« un simple oui suffit »).
Relance d'un client existant
Exemple 10 : Relance pour renouvellement
Contexte : Le contrat ou l'abonnement d'un client arrive à échéance. Vous anticipez le renouvellement.
Objet : Votre contrat [Nom du service] arrive à échéance — faisons le point
Bonjour [Prénom],
Votre contrat [Nom du service/produit] arrive à échéance le [date]. Avant toute chose, je tenais à vous remercier pour votre confiance tout au long de [cette année / ces X mois].
Voici un rapide bilan de ce que nous avons accompli ensemble : [résultat 1, résultat 2, résultat 3]. Je serais ravi(e) d'échanger avec vous sur la suite et de voir comment nous pouvons aller encore plus loin.
Un créneau de 20 minutes cette semaine pour en discuter ?
Bien à vous, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail commence par un bilan positif (les résultats obtenus) avant de parler renouvellement. Le client se souvient de la valeur reçue, ce qui facilite la reconduction.
Exemple 11 : Relance pour upsell / cross-sell
Contexte : Un client actif utilise un de vos services. Vous identifiez une opportunité de lui proposer une offre complémentaire.
Objet : Une idée pour aller plus loin sur [sujet]
Bonjour [Prénom],
En travaillant sur votre dossier, j'ai identifié une opportunité que je souhaitais partager avec vous.
Aujourd'hui, vous utilisez [service actuel] avec d'excellents résultats. En analysant vos données, je pense que [service complémentaire] pourrait vous permettre de [bénéfice chiffré : augmenter vos conversions de X % / réduire votre coût d'acquisition de X € / etc.].
Pour vous donner un exemple concret : [Client similaire] a ajouté cette brique et a vu [résultat concret] en [durée].
Seriez-vous ouvert(e) à un échange de 15 minutes pour que je vous présente ce que j'ai en tête ?
[Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail part de données concrètes du client (ce qui montre que vous suivez son dossier) et propose une montée en gamme basée sur des résultats, pas sur un argumentaire commercial générique.
Exemple 12 : Relance d'un client inactif
Contexte : Un ancien client n'a pas renouvelé ou ne vous a plus contacté depuis plusieurs mois. Vous cherchez à réactiver la relation.
Objet : [Prénom], comment allez-vous depuis [dernier projet] ?
Bonjour [Prénom],
Cela fait un moment que nous n'avons pas échangé, et j'espère que tout se passe bien de votre côté. Notre collaboration sur [dernier projet/mission] reste un très bon souvenir.
Je prends de vos nouvelles car notre offre a évolué depuis : [nouveauté 1, nouveauté 2]. Je me suis demandé si ces évolutions pourraient correspondre à vos besoins actuels.
Seriez-vous disponible pour un café (virtuel ou réel) afin de rattraper le temps perdu ?
Au plaisir de vous retrouver, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le ton est chaleureux et personnel, pas commercial. Le mail mise sur la relation existante et présente les nouveautés comme un prétexte naturel de reprise de contact.
Relance après un rendez-vous
Exemple 13 : Relance de confirmation de rendez-vous
Contexte : Vous avez un rendez-vous prévu avec un prospect dans 24 à 48 heures. Vous envoyez un email de confirmation pour sécuriser le créneau et réduire le risque de no-show.
Objet : Confirmation de notre RDV — [jour] à [heure]
Bonjour [Prénom],
Je vous confirme notre rendez-vous prévu le [jour] à [heure] [visio / téléphone / en présentiel à telle adresse].
Pour que notre échange soit le plus productif possible, voici les points que je prévois d'aborder : — [Point 1 : état des lieux de votre situation actuelle] — [Point 2 : présentation de notre approche] — [Point 3 : prochaines étapes si pertinent]
Si vous souhaitez ajouter un sujet, n'hésitez pas à me le signaler.
À [jour], [Votre signature]
Pourquoi ça marche : La confirmation réduit significativement le taux de no-show (jusqu'à 30 % de réduction). L'agenda prédéfini montre votre professionnalisme et prépare le prospect à un échange structuré.
Exemple 14 : Relance après un rendez-vous sans retour
Contexte : Le rendez-vous s'est bien passé, vous avez envoyé un récapitulatif, mais le prospect ne revient pas vers vous depuis 5 jours.
Objet : Suite à notre rendez-vous — prochaine étape ?
Bonjour [Prénom],
J'espère que vous allez bien. Suite à notre rendez-vous du [date], je souhaitais savoir où vous en étiez dans votre réflexion.
Pour rappel, nous avions évoqué [résumé en une phrase des points clés]. De mon côté, j'ai préparé [un devis / une proposition / un document] que vous trouverez [en pièce jointe / via ce lien].
Y a-t-il des éléments qui nécessitent une clarification ? Je suis disponible pour un rapide appel cette semaine si vous le souhaitez.
Bien cordialement, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Le mail rappelle les engagements pris pendant le rendez-vous et livre un livrable concret (devis, proposition). Le prospect a quelque chose de tangible sur quoi réagir, ce qui facilite sa réponse.
Exemple 15 : Relance après un no-show
Contexte : Le prospect n'est pas venu au rendez-vous prévu, sans prévenir. Vous relancez de façon professionnelle sans exprimer de frustration.
Objet : On s'est manqué(e)s — on reprogramme ?
Bonjour [Prénom],
Je me suis connecté(e) à [heure] pour notre rendez-vous mais n'ai pas pu vous joindre. Aucun souci — les imprévus font partie du quotidien !
Je reste convaincu(e) que notre échange serait bénéfique, notamment sur [sujet clé]. Voici quelques créneaux pour reprogrammer : — [Option 1 : jour, heure] — [Option 2 : jour, heure] — [Option 3 : jour, heure]
Dites-moi ce qui vous arrange, ou envoyez-moi un créneau via [lien Calendly / outil de prise de RDV].
À bientôt, [Votre signature]
Pourquoi ça marche : Aucun reproche, aucune culpabilisation. Le ton positif et les créneaux pré-proposés suppriment toute friction pour reprogrammer. Le prospect n'a qu'à choisir un créneau, pas à se justifier.
Le bon timing pour chaque type de relance
Le timing est décisif. Relancer trop tôt agace, relancer trop tard fait perdre le lead. Voici un récapitulatif des bonnes pratiques par type de relance :
Relance après un premier email de prospection : délai optimal de 48 à 72 heures, 2 à 3 relances maximum, puis passez au téléphone.
Relance après l'envoi d'un devis : délai optimal de 3 à 5 jours, 2 relances maximum, puis appelez pour comprendre les objections.
Relance d'un prospect froid : délai optimal de 1 à 4 semaines selon le contexte, 2 à 3 relances maximum, puis break-up email et appel téléphonique.
Relance d'un client existant : délai optimal de 1 à 2 semaines avant l'échéance, 1 à 2 relances maximum, puis appel du responsable de compte.
Relance après un rendez-vous : récapitulatif sous 24 heures, relance sous 5 à 7 jours, puis appel téléphonique.
Règle générale : espacez vos relances de manière croissante. Première relance à J+3, deuxième à J+7, troisième à J+14. Au-delà, changez de canal.
Quand passer du mail au téléphone
L'email est un excellent outil de prospection, mais il a ses limites. Après 2 à 3 emails restés sans réponse, il est temps de décrocher le téléphone. Voici pourquoi :
- Le téléphone est 3 fois plus efficace que l'email pour obtenir une réponse, selon une étude InsideSales. Un appel de 2 minutes crée plus de lien qu'une séquence de 5 emails.
- Le téléphone crée une connexion humaine que l'email ne peut pas reproduire. La voix transmet de l'émotion, de la conviction et de la sincérité — des éléments impossibles à faire passer dans un texte de 150 mots.
- Vous obtenez une réponse immédiate. Plus de « je le mets dans ma pile de mails à traiter ». Au téléphone, le prospect vous dit oui, non ou plus tard — et dans chaque cas, vous avancez.
Chez Getalead, nous sommes spécialistes de la prospection téléphonique B2B. Quand les emails ne suffisent plus, nos SDR externalisés prennent le relais pour transformer vos prospects silencieux en rendez-vous qualifiés. Découvrez notre agence de prospection B2B ou externalisez vos SDR pour une approche multicanale complète.
Le mail et le téléphone ne sont pas des canaux concurrents — ils sont complémentaires. L'email amorce la relation, le téléphone la concrétise. Les meilleures équipes commerciales B2B combinent les deux dans une séquence structurée : email, relance email, appel, email de suivi, appel.
Pour aller plus loin
Consultez notre guide complet de la prospection B2B pour une vue d'ensemble des canaux et méthodes.
Pour comparer l'efficacité de l'email avec les autres canaux, lisez notre comparatif cold call vs email vs LinkedIn.
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FAQ : vos questions sur le mail de relance
La règle d'or est de ne pas dépasser 3 relances par email. Au-delà, vous risquez de fatiguer votre prospect et de nuire à votre image. Cependant, « abandonner » ne signifie pas arrêter toute démarche : après 3 emails, passez au téléphone ou à LinkedIn. Changez de canal plutôt que d'abandonner le prospect.
Les études montrent que le mardi et le jeudi matin (entre 8h et 10h) offrent les meilleurs taux d'ouverture en B2B. Évitez le lundi (surcharge de mails du week-end) et le vendredi après-midi (déconnexion mentale). Cela dit, le meilleur timing dépend de votre audience — testez et mesurez vos résultats.
Les deux. L'email est idéal pour les 2-3 premières prises de contact : il est non intrusif et laisse au prospect le temps de réfléchir. Le téléphone prend le relais quand l'email ne génère plus de réponse. La combinaison email + téléphone augmente vos chances de conversion de 40 % par rapport à l'email seul. Consultez notre guide du cold calling pour maîtriser l'approche téléphonique.
Trois règles simples : 1) Espacez vos relances (minimum 3 jours entre chaque email). 2) Apportez de la valeur à chaque relance (nouveau contenu, étude de cas, actualité pertinente). 3) Offrez toujours une porte de sortie (« si ce n'est pas le bon moment, dites-le-moi »). Un mail de relance bien fait n'est jamais perçu comme insistant — il est perçu comme professionnel.
L'objet doit être court (5-8 mots), personnalisé et susciter la curiosité. Évitez les objets génériques comme « Relance » ou « Suite à mon email ». Préférez : « [Prénom], une question rapide », « Votre projet [nom] — prochaine étape ? » ou « J'ai pensé à vous en voyant ceci ». L'objet « Re: [objet précédent] » fonctionne aussi très bien car il s'inscrit dans un fil de discussion existant.
Oui, et c'est même recommandé pour les séquences de prospection à grande échelle. Des outils comme Lemlist, Waalaxy ou HubSpot permettent de créer des séquences automatisées avec des variables de personnalisation. Attention cependant : l'automatisation ne doit pas se faire au détriment de la personnalisation. Un mail automatisé mais générique finira dans la corbeille. Automatisez la mécanique (timing, envoi) mais personnalisez le contenu (nom, entreprise, contexte, valeur apportée).
