- Combien coûte une agence de prospection téléphonique en 2026 ?
- Quels sont les modèles de tarif d'une prospection téléphonique externalisée ?
- Quels prix affichent les agences françaises de prospection téléphonique ?
- Pourquoi le prix d'un rendez-vous qualifié varie-t-il de 65 à 600 € ?
- Quels sont les coûts cachés d'une agence de prospection téléphonique ?
- Comment comparer deux devis de prospection téléphonique ?
- Pourquoi un tarif au rendez-vous bas peut-il coûter plus cher ?
- Quel prix par rendez-vous qualifié votre entreprise peut-elle se permettre ?
- Quelles questions poser à une agence de prospection avant de signer ?
- Quel modèle de prix choisir pour externaliser sa prospection téléphonique ?
- Conclusion : comparer les agences de prospection au coût par rendez-vous tenu
Le tarif d'une prospection téléphonique externalisée ne se lit pas sur la première ligne du devis. Une agence affiche 100 € le rendez-vous, une autre 350 € la journée, une troisième 1 500 € par mois : ces trois prix ne mesurent pas la même chose, et aucun ne dit combien vous coûtera un rendez-vous qui se tient avec un décideur qui a un projet.
Ce guide fait trois choses. Il décrit les quatre modèles de prix d'une agence de prospection, avec ce que chacun pousse le prestataire à faire. Il rassemble les tarifs publics de neuf prestataires français, relevés sur leurs sites en octobre 2026. Et il donne une méthode pour ramener n'importe quel devis à un seul chiffre comparable : le coût par rendez-vous tenu et qualifié. Si vous hésitez encore entre recruter et externaliser, le simulateur de coût SDR interne vs externalisé fait ce calcul sur douze mois ; ici, on part du principe que vous comparez des prestataires.
Combien coûte une agence de prospection téléphonique en 2026 ?
En France, les prix publics d'une agence de prospection téléphonique B2B vont, en octobre 2026, de 1 390 à 3 500 € HT par mois pour les formules d'entrée, de 350 à 500 € HT la journée, et de 60 à 300 € HT par rendez-vous selon le modèle. Sur une place de marché de téléprospecteurs indépendants, le rendez-vous se paie autour de 65 € HT.
Ces fourchettes sont larges pour une raison simple : le mot « rendez-vous » ne désigne pas le même livrable d'un prestataire à l'autre. Un rendez-vous facturé à la prise, sans critère de qualification écrit, et un rendez-vous facturé seulement s'il est honoré par un décideur qui correspond à votre cible n'ont pas la même valeur, même s'ils portent le même nom sur la facture.
| Modèle tarifaire | Fourchette publique observée (oct. 2026) | Ce que vous achetez |
|---|---|---|
| Forfait mensuel | 1 490 à 1 800 € par mois en entrée de gamme ; 2 500 à 6 000 € HT selon les fourchettes de marché publiées | Un volume de travail (jours, appels, une personne dédiée) |
| À la journée | 350 € HT par jour affichés ; 350 à 500 € HT selon des devis compilés | Des journées d'appels |
| Au rendez-vous | Dès 100 € HT dégressif, 250 à 300 € sur des cibles précises ; autour de 65 € HT sur une place de marché de freelances | Un résultat, dont la définition fait tout |
| Hybride (fixe + variable) | 1 390 € HT par mois + 120 € par RDV honoré, jusqu'à 3 290 € + 60 € | Un volume minimum et une prime au résultat |
Les montants détaillés, agence par agence, sont dans le tableau de la section 3. Avant de les comparer, il faut comprendre ce que chaque modèle fait au comportement du prestataire, parce que c'est là que se jouent la qualité des rendez-vous et votre coût réel.
Quels sont les modèles de tarif d'une prospection téléphonique externalisée ?
Il existe quatre modèles de tarif en prospection téléphonique externalisée : le forfait mensuel, le prix à la journée (ou jour-homme), le paiement au rendez-vous et le modèle hybride, qui combine un fixe et une prime par rendez-vous. Chacun répartit différemment le risque entre vous et le prestataire, et chacun crée des incitations différentes.
La question à se poser n'est pas « quel modèle est le moins cher », mais « qu'est-ce que ce modèle pousse le prestataire à optimiser ». Un prestataire optimise toujours ce sur quoi il est payé. Si c'est le temps, il livre du temps. Si c'est le rendez-vous pris, il livre des rendez-vous pris, y compris ceux qui ne se tiendront pas.
Le forfait mensuel : payer un dispositif
Vous payez un montant fixe par mois pour un dispositif défini : un ou plusieurs SDR dédiés, un nombre de jours d'appels, un chef de projet, un reporting.
C'est le modèle de la plupart des agences qui mettent à disposition des SDR. Re-com affiche par exemple sa formule téléphonique « à partir de 1 690 € par mois », Captain Prospect « dès 1 500 € par mois » pour le téléphone, Lumo-data 1 800 € HT par mois pour un prospecteur dédié.
Pour qui : les entreprises qui veulent une prospection continue sur plusieurs mois, sur une cible où il faut apprendre (marchés techniques, cycles longs, décideurs difficiles à joindre). Risque pour vous : vous payez même si les rendez-vous ne viennent pas. Incitation du prestataire : garder le client longtemps, donc livrer des résultats durables, mais rien ne l'oblige contractuellement à un volume. Lumo-data l'écrit noir sur blanc : son prospecteur dédié relève d'une « obligation de moyens », le volume d'appels est assuré, le nombre de rendez-vous n'est ni garanti ni fixé à l'avance.
C'est un modèle honnête à condition que les moyens soient écrits : nombre de jours, volume d'appels composés, profil du SDR, fréquence du reporting. Un forfait qui ne précise aucun de ces points est un chèque en blanc.
Le prix à la journée : payer du temps d'appel
Vous achetez des journées de téléprospection, souvent par paquets. Acceor affiche 350 € HT par jour « pour l'ensemble du dispositif », sans engagement à partir de dix jours par mois, soit 3 500 € HT mensuels selon sa FAQ. Ses packs de 50, 100 ou 200 jours donnent droit à 5 à 15 % de jours offerts, et l'agence indique des fichiers inclus sans surcoût et aucun frais de mise en place.
Dans les devis compilés par l'éditeur Paradial, la journée de téléprospecteur externalisé ressort entre 350 et 500 € HT, parfois avec une prime de 45 à 90 € par rendez-vous. Meteor cite de son côté 300 à 500 € HT la journée pour un forfait au temps passé.
Pour qui : les campagnes ponctuelles (lancement d'offre, salon, relance d'une base dormante) ou les entreprises qui veulent tester un canal sur un volume maîtrisé. Risque pour vous : le même que le forfait, en plus fin : la journée est due, que la cible réponde ou non. Incitation du prestataire : vendre des jours. Rien dans le modèle ne récompense un rendez-vous de plus. C'est pour cela que le prix à la journée n'a de sens qu'avec un engagement écrit sur le volume d'appels par jour et un reporting qui permet de vérifier qu'il est tenu.
Le paiement au rendez-vous : payer un résultat
Vous ne payez que les rendez-vous obtenus. Lumo-data affiche « dès 100 € par RDV qualifié, dégressif », et « dès 300 € » sur une cible très précise. Captain Prospect annonce sa formule multicanale « dès 250 € par rendez-vous », avec un fixe mensuel dont le montant n'est pas publié. Meteor ne publie pas de grille mais indique un coût moyen constaté « autour de 250 € par rendez-vous qualifié » chez ses clients.
Pour qui : les entreprises dont la cible est large et facile à joindre, et qui ont une définition très nette du rendez-vous utile. Risque pour vous : il est déplacé, pas supprimé. Vous ne payez plus le temps, mais vous payez des rendez-vous dont la qualité dépend de la définition écrite au contrat. Incitation du prestataire : maximiser le nombre de rendez-vous facturables. Si le rendez-vous est facturé à la prise, le prestataire n'a aucun intérêt à filtrer le « oui de politesse ». Il a même intérêt à l'accepter.
C'est le modèle le plus séduisant sur le papier, et celui qui exige le plus de vigilance. Le paiement au rendez-vous n'est protecteur que si le rendez-vous est facturé une fois tenu, et s'il répond à des critères écrits que vos commerciaux peuvent contester.
Le modèle hybride : un fixe et une prime au résultat
Vous payez un abonnement qui couvre le travail de fond, plus un montant par rendez-vous. Growth Prospect publie la grille la plus détaillée du marché. Sa formule Standard coûte 1 390 € HT par mois pour 100 appels et 800 contacts travaillés par email, puis 120 € par rendez-vous « posé et honoré ». La formule Pro passe à 2 390 € HT pour 200 appels, avec un rendez-vous à 100 €.
Des options « Boost » augmentent le volume d'appels : jusqu'à 3 290 € HT par mois pour 500 appels, avec un rendez-vous à 60 €. Plus le fixe achète d'appels, plus la prime baisse. L'agence précise qu'un rendez-vous « annulé ou en no-show n'est jamais facturé », et conseille de prévoir deux à trois mois, sans l'imposer.
Pour qui : les entreprises qui veulent partager le risque. Risque pour vous : modéré, à condition que la prime porte sur le rendez-vous tenu. Incitation du prestataire : c'est le modèle le mieux aligné quand la prime dépend d'un rendez-vous honoré et qualifié : le fixe paie le temps nécessaire pour bien travailler, la prime récompense le résultat qui compte pour vous.
Et le prix à l'heure ou au contact ?
Le tarif horaire existe surtout chez les téléprospecteurs indépendants. Sur la plateforme Codeur, le TJM moyen des téléprospecteurs relevé en octobre 2026 est de 65 €, soit environ 10 € de l'heure ; Paradial cite des freelances entre 25 et 60 € HT de l'heure. Ces tarifs ne comprennent ni encadrement, ni méthode, ni continuité en cas d'absence. Nous comparons ces options dans notre analyse SDR en CDI, freelance ou call center offshore. La facturation au contact traité ou à l'appel émis existe aussi, mais elle est rare en B2B et nous n'avons trouvé aucune agence française qui publie un tel tarif.
| Modèle | Le prestataire est payé pour… | Le risque est porté par… | Ce qu'il faut exiger par écrit |
|---|---|---|---|
| Forfait mensuel | Du temps et une équipe | Vous | Jours, appels composés, profil du SDR, reporting hebdomadaire |
| À la journée | Des jours d'appels | Vous | Volume d'appels par jour, heures d'appel effectives, sortie possible |
| Au rendez-vous | Des rendez-vous facturables | Partagé, selon la définition | Facturation au RDV tenu, critères de qualification, droit de contestation |
| Hybride | Du temps et des résultats | Partagé | Prime au RDV tenu et qualifié, volume minimum inclus dans le fixe |
Quels prix affichent les agences françaises de prospection téléphonique ?
Sur les prestataires français que nous avons consultés en octobre 2026, la moitié environ publient un prix. Les tarifs d'entrée vont de 1 390 € HT par mois (modèle hybride) à 3 500 € HT par mois (dix journées), et de 100 à 300 € HT par rendez-vous. Plusieurs agences connues ne publient rien et travaillent uniquement sur devis. Si vous cherchez d'abord à comprendre ce que fait une agence de prospection téléphonique avant d'en comparer les prix, commencez par là.
Le tableau ci-dessous ne reprend que des montants vus sur le site du prestataire ou dans une page qu'il édite lui-même. Les mentions « dès » ou « à partir de » sont des planchers : le devis final dépend de la cible, du volume et de la durée. Quand la page ne précise pas si le prix est hors taxes, nous l'indiquons.
| Prestataire | Modèle | Prix affiché | Engagement et conditions affichés | Source (consultée en octobre 2026) |
|---|---|---|---|---|
| Acceor | À la journée | 350 € HT par jour ; 3 500 € HT par mois pour 10 jours | Sans engagement dès 10 jours par mois (préavis d'une semaine après le premier mois) ; packs 50, 100, 200 jours avec 5 à 15 % de jours offerts ; fichier et mise en place inclus | acceor.com |
| Re-com | Forfait mensuel | Téléphone à partir de 1 690 € par mois (HT non précisé) ; multicanal à partir de 2 490 € | Sans engagement à partir de 8 journées ; un business developer dédié, travail sur le fichier du client | re-com.fr |
| Captain Prospect | Forfait ou fixe + RDV | Téléphone dès 1 500 € par mois ; multicanal dès 250 € par RDV + fixe mensuel non chiffré (HT non précisé) | Non précisé | captainprospect.fr |
| Growth Prospect | Hybride | 1 390 € HT par mois + 120 € par RDV honoré (100 appels) ; 2 390 € HT + 100 € (200 appels) ; jusqu'à 3 290 € HT + 60 € avec l'option Boost (500 appels) | Sans engagement, préavis 30 jours, pas de frais de set-up ; no-show jamais facturé ; mix email et téléphone | growth-prospect.com |
| Lumo-data | Au RDV ou forfait | Dès 100 € HT par RDV qualifié (dégressif) ; dès 300 € sur mesure ; 1 800 € HT par mois pour un prospecteur dédié | Forfait : 3 mois ferme, préavis 14 jours, obligation de moyens | lumo-data.com |
| Uclic | Forfait | Cold calling « complet » à partir de 1 490 € (période et HT non précisés) | Non précisé ; BDR senior dédié (4 ans d'expérience et plus, selon la page) | uclic.fr |
| LevelUp Sales | Démarrage + abonnement | Forfait de démarrage 2 800 € HT (ciblage, trois journées d'appels, relances, confirmation des RDV), puis 1 500 € HT par mois | Engagement 6 mois sur l'abonnement | levelup-sales.fr |
| Meteor | Sur devis | Pas de grille ; coût moyen déclaré d'environ 250 € par RDV qualifié | Minimum un jour de prospection par semaine | agencemeteor.fr |
| JobPhoning (place de marché de freelances) | Au RDV | Prix négocié par mission ; autour de 65 € HT, de 50 à 85 € selon le secteur | Abonnement plateforme ; baromètre sur les RDV pris depuis 2024 (données au 30 juin 2026) | jobphoning.com |
Trois remarques sur ce tableau. D'abord, plusieurs offres mélangent téléphone, email et LinkedIn : un prix « par mois » n'achète donc pas toujours le même volume d'appels. Growth Prospect est le seul à publier ce volume (de 100 à 500 appels par mois selon la formule), et c'est l'information la plus utile pour comparer.
Ensuite, aucun des prix affichés ne comprend de garantie de résultat chiffrée. Enfin, l'écart entre le prix courant d'une place de marché de freelances (autour de 65 €) et le prix affiché par une agence (100 à 300 €) ne se lit pas comme une marge : il paie l'encadrement, la continuité, le recrutement et la qualité de la qualification.
Les fourchettes « de marché » publiées par des acteurs du secteur vont dans le même sens. Meteor situe le cold call externalisé entre 2 500 et 6 000 € HT par mois et le rendez-vous qualifié entre 150 et 500 € tous canaux confondus.
Paradial, éditeur de logiciel de phoning qui précise ne pas vendre de journées d'agence, donne à partir de devis reçus 200 à 400 € le rendez-vous livré, « jusqu'à 600 € en 100 % performance », et 2 500 à 6 000 € HT par mois pour un forfait. À titre de comparaison, Meteor situe le rendez-vous obtenu par cold email entre 100 et 250 € : le téléphone coûte plus cher au rendez-vous, mais il touche des décideurs que l'email n'atteint pas. Ce sont des ordres de grandeur, pas des barèmes : Paradial rappelle lui-même qu'il n'en existe aucun d'officiel.
Pourquoi le prix d'un rendez-vous qualifié varie-t-il de 65 à 600 € ?
Le prix d'un rendez-vous qualifié, de 65 € sur une place de marché à 600 € dans certains devis 100 % au résultat, varie surtout selon trois facteurs : la difficulté de la cible (un DAF de groupe industriel ne se joint pas comme un gérant de TPE), la définition du rendez-vous facturé (pris, tenu, qualifié) et ce que le prix inclut (fichier, cadrage, relances, confirmation, encadrement du téléprospecteur).
La cible fixe le nombre d'appels nécessaires
Un rendez-vous est le produit d'un volume d'appels par un taux de conversion. Sur les campagnes Getalead, entre 2 et 2,5 % des appels composés aboutissent à un rendez-vous qualifié, avec un taux de décroché des décideurs proche d'un appel sur deux. Autrement dit, un rendez-vous coûte en moyenne 40 à 50 appels composés, et beaucoup plus sur des cibles rares ou très sollicitées. Un prestataire qui facture le rendez-vous au même prix pour toutes les cibles a soit une marge énorme sur les cibles faciles, soit une qualité faible sur les difficiles.
Ce ratio sert aussi de test de plausibilité. Si un devis promet 30 rendez-vous par mois avec 600 appels, il annonce un taux de 5 %, le double du repère ci-dessus. Ce n'est pas impossible sur une base très chaude, mais la question « comment ? » mérite une réponse précise avant la signature.
La définition du rendez-vous change tout
Trois rendez-vous peuvent porter le même nom sur une facture. Le rendez-vous pris est un créneau accepté au téléphone. Le rendez-vous tenu est celui où le prospect s'est présenté. Le rendez-vous qualifié répond à des critères écrits : fonction de l'interlocuteur, taille de l'entreprise, besoin exprimé, horizon de décision. Sur les rendez-vous que nous générons, 32 % des rendez-vous pris ne se tiennent pas sans relance, 22 % avec un rappel 24 heures avant. Un rendez-vous facturé à la prise à 150 € coûte donc déjà plus de 190 € par rendez-vous tenu dans le meilleur des cas, avant même la question de la qualification.
Ce que le prix inclut, ou laisse à votre charge
Un prix bas peut simplement exclure ce qu'un autre inclut : le cadrage et l'écriture du script, la constitution du fichier, la confirmation des rendez-vous, l'appel au prospect absent, le reporting, l'encadrement du téléprospecteur. La section suivante chiffre ces postes un par un.
Quels sont les coûts cachés d'une agence de prospection téléphonique ?
Les coûts cachés d'une prospection téléphonique externalisée sont le fichier de prospects, les frais de set-up ou de cadrage, les rendez-vous qui ne se tiennent pas, les rendez-vous non qualifiés, le temps de vos commerciaux, la durée d'engagement et les outils. Ensemble, ils peuvent doubler le coût réel d'un rendez-vous par rapport au prix affiché.
Le fichier de prospects
C'est le poste le plus souvent oublié. Beaucoup d'agences, dont Getalead, ne constituent pas de fichier : le client fournit le sien ou l'achète auprès d'un fournisseur de données. D'autres l'incluent : Acceor annonce des « fichiers inclus sans surcoût ». D'autres encore le facturent en option. Il faut donc toujours comparer des devis « fichier compris » ou « fichier non compris », jamais un de chaque.
Les ordres de grandeur publics, relevés en octobre 2026 : chez Kaspr, les crédits téléphone supplémentaires coûtent de 0,20 à 0,35 € l'unité selon le volume (par exemple 875 € les 2 500 crédits), en plus d'un abonnement de 45 à 99 € par utilisateur et par mois.
Chez Pharow, base française, un numéro trouvé consomme 10 crédits (rien n'est décompté si aucun numéro n'est trouvé), sur des abonnements de 105 à 329 € HT par mois pour 1 000 à 4 000 crédits, et l'ajout d'un contact à une liste consomme lui aussi un crédit.
Le calcul à faire n'est pas le prix d'un contact, mais le prix d'un contact joignable. Estimation à partir des grilles ci-dessus, pour un fichier de 3 000 décideurs avec numéro direct : environ 750 à 1 050 € en crédits Kaspr (0,25 à 0,35 € le crédit), et environ 2 000 à 3 500 € chez Pharow (11 crédits par contact enrichi, soit 33 000 crédits, selon le plan choisi).
Une partie des numéros sera fausse ou aboutira à un standard. Notre article sur le taux de joignabilité d'un fichier de prospection explique comment le mesurer avant de lancer une campagne.
Le set-up et le cadrage
Le cadrage (définition de la cible, du rendez-vous qualifié, du script, des objections) est indispensable, et il a un coût. Certains le facturent à part : LevelUp Sales affiche un forfait de démarrage de 2 800 € HT, qui comprend selon sa page le ciblage, trois journées d'appels, les relances et la confirmation des rendez-vous, et Paradial cite des setups initiaux de 1 000 à 3 000 € dans les devis qu'il a reçus. D'autres l'intègrent : Growth Prospect annonce « pas de frais de set-up », Acceor « aucun frais de mise en place ».
Un set-up facturé n'est pas un mauvais signe s'il produit des livrables écrits (cible, script, charte du rendez-vous) qui vous restent. Il l'est s'il ne produit rien de tangible.
Le no-show
Un rendez-vous qui ne se tient pas coûte deux fois : le prix payé au prestataire s'il est facturé à la prise, et le créneau bloqué par votre commercial. La différence entre 32 % et 22 % de no-show, c'est une séquence de rappel 24 heures avant, par mail et SMS. Demandez qui l'envoie, quand, et si le prestataire rappelle le prospect absent. Notre guide pour réduire le no-show en prospection B2B détaille la séquence.
Les rendez-vous non qualifiés
Un rendez-vous tenu avec un stagiaire, une entreprise hors cible ou un prospect qui n'a aucun projet n'a aucune valeur commerciale. Il n'existe pas de taux public fiable sur cette part : elle dépend entièrement de la précision des critères et du droit de contestation prévu au contrat. Le meilleur outil est une charte écrite, signée des deux côtés, que vous pouvez préparer avec notre générateur de charte de rendez-vous qualifié.
Le temps de vos commerciaux
Chaque rendez-vous pris mobilise un commercial : préparation, créneau bloqué, compte rendu. Même quand le prospect ne vient pas, ce temps est perdu. Comptez au minimum une heure par rendez-vous pris, à valoriser au coût horaire chargé de votre commercial. C'est ce poste qui rend les rendez-vous non qualifiés si chers : ils ne coûtent pas seulement le prix du prestataire, ils consomment la ressource la plus rare de l'équipe.
La durée d'engagement
Les engagements publiés vont de « sans engagement » (Growth Prospect, avec un préavis de 30 jours ; Acceor, à partir de dix jours par mois) à trois mois ferme (Lumo-data sur son forfait) et six mois (LevelUp Sales).
Un engagement court réduit votre risque mais pas forcément votre coût : une campagne téléphonique a besoin de quelques semaines pour trouver son rythme. Getalead recommande pour cette raison un engagement de trois mois minimum sur son offre de SDR externalisé. Ce qui compte, c'est de pouvoir sortir si les indicateurs convenus ne sont pas tenus, et de savoir à l'avance lesquels.
Les outils et la téléphonie
Dans un forfait d'agence, le dialer, les lignes et le CRM du prestataire sont normalement inclus. Vérifiez-le, ainsi que deux points concrets : le numéro affiché lors des appels (un numéro non authentifié est plus souvent coupé ou signalé comme indésirable) et la remontée des informations dans votre CRM. Si vous internalisiez, ce poste représenterait entre 30 et 140 € par utilisateur et par mois pour un logiciel de phoning, selon les fourchettes publiées par Paradial.
| Coût caché | Ordre de grandeur public | Question à poser |
|---|---|---|
| Fichier de prospects | 0,20 à 0,35 € par crédit téléphone (Kaspr) ; 10 crédits par numéro trouvé (Pharow) | Le fichier est-il inclus ? Qui garantit sa conformité ? |
| Set-up, cadrage | 0 € (Growth Prospect, Acceor) à 2 800 € HT (LevelUp Sales) selon les grilles publiées ; 1 000 à 3 000 € dans des devis compilés | Quels livrables écrits à la fin du cadrage ? |
| No-show | 32 % sans relance, 22 % avec rappel 24 h avant (mesures Getalead) | Le no-show est-il facturé ? Qui relance ? |
| RDV non qualifiés | Pas de taux public fiable | Quels critères écrits ? Quel droit de contestation ? |
| Temps des commerciaux | Au moins 1 h par RDV pris, à votre coût horaire chargé | Quel délai entre prise et tenue du RDV ? |
| Engagement | Sans engagement à 6 mois | Quelles conditions de sortie, sur quels indicateurs ? |
| Outils, téléphonie | Inclus en agence ; 30 à 140 € par utilisateur et par mois en interne | Quel numéro affiché ? Quelle intégration CRM ? |
Comment comparer deux devis de prospection téléphonique ?
Pour comparer deux devis de prospection téléphonique, ramenez-les au coût par rendez-vous tenu et qualifié : additionnez tout ce que vous paierez sur la période (prestataire, set-up, fichier, temps commercial), puis divisez par le nombre de rendez-vous qui se tiendront réellement avec un prospect conforme à vos critères.
La formule :
Coût par RDV tenu qualifié = (total facturé sur la période + coûts à votre charge) ÷ [RDV pris × (1 − taux de no-show) × (1 − taux de RDV non qualifiés)]
Les deux taux sont les variables que les devis ne montrent jamais. Pour les estimer, demandez au prestataire son taux de no-show mesuré et sa méthode de relance, et fixez avec lui la définition du rendez-vous qualifié. À défaut, prenez des hypothèses prudentes : 32 % de no-show sans séquence de relance, 22 % avec. Le simulateur de coût SDR applique la même logique au coût par rendez-vous tenu, sur douze mois, en intégrant le ramp-up.
Exemple chiffré : deux devis fictifs
Les deux devis ci-dessous sont fictifs et illustratifs. Ils ne correspondent à aucun prestataire réel. Les prix sont choisis à l'intérieur des fourchettes publiques relevées plus haut, et les taux de rendez-vous non qualifiés sont des hypothèses, explicitées, pour montrer le mécanisme.
- Devis A, « au rendez-vous » : 150 € HT par rendez-vous pris, facturé à la prise ; set-up 1 500 € HT ; pas de séquence de confirmation (no-show retenu : 32 %) ; qualification sur deux critères seulement (hypothèse : 30 % des RDV tenus jugés hors cible par vos commerciaux). Volume annoncé : 60 RDV en trois mois.
- Devis B, « forfait » : 4 200 € HT par mois pour un SDR dédié, set-up inclus ; rappel 24 heures avant par mail et SMS (no-show retenu : 22 %) ; critères de qualification écrits au cadrage (hypothèse : 10 % de RDV tenus hors cible). Volume estimé : 50 RDV en trois mois, montée en charge comprise.
- Hypothèses communes : fichier fourni par le client dans les deux cas (même coût, donc exclu du calcul) ; une heure de commercial mobilisée par rendez-vous pris, valorisée à 60 € (hypothèse de coût horaire chargé, à remplacer par le vôtre).
| Ligne de calcul | Devis A (au RDV) | Devis B (forfait) |
|---|---|---|
| Prix facial | 150 € par RDV | 4 200 € par mois |
| Total facturé sur 3 mois | 1 500 + 60 × 150 = 10 500 € | 3 × 4 200 = 12 600 € |
| Coût facturé par RDV pris | 175 € | 252 € |
| RDV tenus | 60 × (1 − 0,32) = 40,8 | 50 × (1 − 0,22) = 39 |
| Coût facturé par RDV tenu | 257 € | 323 € |
| RDV tenus et qualifiés | 40,8 × (1 − 0,30) = 28,6 | 39 × (1 − 0,10) = 35,1 |
| Coût facturé par RDV tenu qualifié | 368 € | 359 € |
| Temps commercial (1 h × 60 € par RDV pris) | 60 × 60 = 3 600 € | 50 × 60 = 3 000 € |
| Coût complet sur 3 mois | 14 100 € | 15 600 € |
| Coût complet par RDV tenu qualifié | 494 € | 444 € |
Coût par rendez-vous selon l'étape de calcul, deux devis fictifs sur trois mois. Source : calcul Getalead à partir des hypothèses détaillées dans l'article ; taux de no-show de 32 % et 22 % mesurés par Getalead.
Ce que l'exemple montre
Sur le prix facial, le devis A paraît 30 % moins cher par rendez-vous (175 € contre 252 €). Une fois le no-show déduit, l'écart se resserre. Une fois les rendez-vous hors cible déduits, les deux devis sont au même niveau. Et une fois le temps de vos commerciaux compté, le devis B est 10 % moins cher par rendez-vous utile, alors qu'il coûte 1 500 € de plus sur la facture.
L'exemple ne prouve pas que le forfait est toujours meilleur. Si le devis A facturait le rendez-vous une fois tenu, avec une relance 24 heures avant et des critères écrits, son coût complet par rendez-vous tenu qualifié tomberait sous celui du devis B. Ce qui décide, ce n'est pas le modèle de prix : ce sont le taux de no-show et la part de rendez-vous utiles. Et ces deux chiffres dépendent de clauses que vous pouvez négocier.
Convertir un forfait ou un prix à la journée en coût par rendez-vous
Pour convertir un forfait ou un tarif à la journée en coût par rendez-vous, il faut connaître le volume d'appels composés inclus. Multipliez ce volume par un taux de conversion réaliste (2 à 2,5 % des appels composés en rendez-vous qualifié sur nos campagnes), puis divisez le prix par le résultat.
Exemple, avec une hypothèse de volume clairement posée. Une journée à 350 € HT pendant laquelle le téléprospecteur compose 60 appels produit, à 2 à 2,5 %, entre 1,2 et 1,5 rendez-vous. Le coût par rendez-vous pris ressort entre 233 et 292 €. À 100 appels composés par jour, il tombe entre 140 et 175 €. Le volume quotidien d'appels est donc la première chose à demander à un prestataire facturé à la journée ou au forfait, et à retrouver ensuite dans le reporting.
| Appels composés par jour (hypothèse) | RDV par jour à 2 % | RDV par jour à 2,5 % | Coût par RDV pris pour 350 € HT la journée |
|---|---|---|---|
| 40 | 0,8 | 1,0 | 350 à 438 € |
| 60 | 1,2 | 1,5 | 233 à 292 € |
| 80 | 1,6 | 2,0 | 175 à 219 € |
| 100 | 2,0 | 2,5 | 140 à 175 € |
Ce calcul ne vaut qu'en régime de croisière. Les premières semaines d'une campagne servent à affiner la cible, le discours et les créneaux, et les taux y sont plus bas. C'est l'une des raisons pour lesquelles un engagement trop court fausse la comparaison : on juge un prestataire sur sa phase d'apprentissage. Le suivi des KPI de prospection permet de distinguer une montée en charge normale d'un dispositif qui ne fonctionne pas.
Pourquoi un tarif au rendez-vous bas peut-il coûter plus cher ?
Un tarif au rendez-vous bas coûte plus cher quand il est facturé à la prise et sans critères écrits : chaque no-show et chaque rendez-vous hors cible est payé au prestataire, puis payé une seconde fois en temps commercial. Le prix réel par rendez-vous utile peut alors dépasser de 50 à 100 % le prix affiché.
Le tableau suivant applique la formule à un rendez-vous facturé 150 € à la prise, puis à un rendez-vous facturé 250 € seulement s'il est tenu. Les taux de no-show sont ceux mesurés par Getalead ; les taux de rendez-vous non qualifiés (10 à 30 %) sont des hypothèses de travail pour montrer la sensibilité, hors temps commercial.
| Scénario | 10 % non qualifiés | 20 % non qualifiés | 30 % non qualifiés |
|---|---|---|---|
| 150 € au RDV pris, 22 % de no-show | 214 € | 240 € | 275 € |
| 150 € au RDV pris, 32 % de no-show | 245 € | 276 € | 315 € |
| 250 € au RDV tenu (no-show non facturé) | 278 € | 313 € | 357 € |
Deux lectures. La première : un rendez-vous à 150 € facturé à la prise, sans relance, coûte en réalité entre 245 et 315 € par rendez-vous utile. La seconde : la part de rendez-vous non qualifiés pèse autant que le prix unitaire. Passer de 30 % à 10 % de rendez-vous hors cible fait plus baisser votre coût réel que négocier 20 % de remise sur le prix affiché.
Le piège est d'autant plus fréquent que le rendez-vous de politesse est facile à obtenir. Un prospect qui accepte un créneau dans quatre semaines pour raccrocher plus vite est un rendez-vous facturable pour un prestataire payé à la prise. Nos mesures montrent qu'au-delà de 20 jours entre la prise et la tenue, le rendez-vous accepté est souvent un « non » déguisé. Un contrat sain le prévoit : soit le délai maximum est écrit, soit le rendez-vous n'est payé qu'une fois tenu.
Sur 100 rendez-vous pris, combien sont tenus et qualifiés, selon les hypothèses des deux devis fictifs. Source : no-show mesuré par Getalead (32 % sans relance, 22 % avec rappel 24 h avant) ; taux de RDV non qualifiés : hypothèses de l'exemple.
Quel prix par rendez-vous qualifié votre entreprise peut-elle se permettre ?
Le prix acceptable d'un rendez-vous qualifié se calcule à partir de ce que rapporte un client : marge brute sur la première année, multipliée par votre taux de transformation des rendez-vous tenus en clients, multipliée par la part de cette marge que vous acceptez de consacrer à l'acquisition. Au-delà de ce plafond, le prestataire le moins cher reste trop cher.
La formule :
Coût maximum par RDV tenu qualifié = marge brute première année d'un client × taux de transformation RDV tenu → client × part de marge allouée à l'acquisition
Les trois variables sont les vôtres, pas celles du prestataire. La marge brute vient de votre comptabilité. Le taux de transformation se lit dans votre CRM, sur les rendez-vous des six derniers mois. La part allouée à l'acquisition est un choix de direction, qui dépend de la durée de vie de vos clients : on accepte de dépenser davantage pour un client qui reste cinq ans que pour une vente sans suite.
Le tableau suivant applique la formule à trois profils fictifs, avec une part allouée à l'acquisition de 30 % de la marge de première année. Tous les chiffres sont des hypothèses de calcul, à remplacer par les vôtres.
| Profil (hypothèses) | Marge brute 1re année | RDV tenus → client | Coût maximum par RDV tenu qualifié |
|---|---|---|---|
| Service récurrent aux TPE | 3 000 € | 20 % | 3 000 × 0,20 × 0,30 = 180 € |
| Logiciel B2B pour PME | 12 000 € | 15 % | 12 000 × 0,15 × 0,30 = 540 € |
| Prestation industrielle grands comptes | 40 000 € | 10 % | 40 000 × 0,10 × 0,30 = 1 200 € |
La lecture est directe. Pour le premier profil, un devis à 250 € le rendez-vous est hors budget, même s'il paraît raisonnable face au marché, et la solution passe par un prix plus bas ou un taux de transformation plus élevé. Pour le troisième, un rendez-vous à 400 € reste très rentable, et le vrai risque est de choisir un prestataire bon marché qui ne sait pas joindre ces décideurs.
Ce plafond se compare au coût complet par rendez-vous tenu qualifié calculé plus haut, pas au prix affiché. Pour aller plus loin sur la part de marge à consacrer à l'acquisition, notre article sur le coût d'acquisition client en B2B détaille le calcul et les ratios à surveiller.
Quelles questions poser à une agence de prospection avant de signer ?
Avant de signer avec une agence de prospection téléphonique, posez des questions qui transforment le devis en engagements vérifiables : volume d'appels, définition écrite du rendez-vous qualifié, facturation des no-show, profil et statut des téléprospecteurs, reporting, propriété des données et conditions de sortie. Une réponse vague sur l'un de ces points est un signal.
- 1Combien d'appels composés par jour et par semaine ? C'est la base de tout calcul. Exigez le chiffre, puis vérifiez-le dans le reporting.
- 2Quelle est votre définition écrite du rendez-vous qualifié ? Fonction, taille d'entreprise, besoin, horizon. Elle doit figurer au contrat, pas dans une plaquette.
- 3Le rendez-vous est-il facturé à la prise ou une fois tenu ? Et que se passe-t-il si votre commercial juge le rendez-vous hors cible ?
- 4Quel est votre taux de no-show mesuré, et comment relancez-vous ? Un prestataire qui ne mesure pas son no-show ne peut pas le réduire.
- 5Qui appelle, avec quel statut et quelle expérience ? Salariés ou freelances, en France ou à l'étranger, juniors ou seniors, dédiés ou partagés entre plusieurs clients.
- 6Qui fournit le fichier, et qui en garantit la conformité ? La prospection B2B par téléphone a un cadre précis, résumé dans notre article sur le cold calling B2B et le RGPD.
- 7Que contient le reporting, et à quelle fréquence ? Appels, décrochés, conversations, rendez-vous, refus et motifs de refus, au minimum chaque semaine.
- 8À qui appartiennent les données de la campagne ? Les notes d'appel, les refus, les contacts mis à jour doivent vous revenir, y compris si vous arrêtez.
- 9Quelles sont les conditions de sortie ? Durée d'engagement, préavis, et indicateurs qui permettent d'arrêter plus tôt.
- 10Combien de temps avant le premier rendez-vous ? Un délai annoncé de quelques jours sans cadrage est aussi suspect qu'un délai de deux mois.
Pour noter les réponses de plusieurs prestataires de façon homogène, la grille de sélection d'un prestataire de prospection compare jusqu'à quatre agences sur douze critères pondérables et propose dix questions à poser en démo.
Les signaux d'alerte
- Un nombre de rendez-vous garanti avant même d'avoir vu votre cible et votre fichier.
- Un prix unique au rendez-vous, quelle que soit la cible.
- Aucune définition écrite du rendez-vous qualifié, ou une définition qui tient en une ligne.
- Des rendez-vous facturés à la prise, sans relance ni délai maximum entre prise et tenue.
- Un reporting mensuel qui ne montre que des rendez-vous, sans appels, décrochés ni refus.
- Un refus de vous laisser écouter des appels ou d'échanger avec la personne qui appellera.
- Un engagement long sans aucun indicateur de sortie.
Nous avons rassemblé les erreurs les plus coûteuses dans notre article sur les erreurs à éviter quand on externalise sa prospection.
Volume et moyens
- Le prestataire s'engage sur un volume minimum de [X] appels composés par semaine, vérifiable dans le reporting hebdomadaire.
- Les appels sont passés par [nombre] téléprospecteur(s) dédié(s), dont le profil est présenté avant le démarrage.
Rendez-vous qualifié
- Un rendez-vous est qualifié s'il réunit les critères suivants : fonction [ ], taille d'entreprise [ ], besoin exprimé [ ], horizon de décision [ ].
- Un rendez-vous est facturable une fois tenu. Un rendez-vous non tenu, sans report dans les [10] jours ouvrés, n'est pas facturé.
- Le client peut contester un rendez-vous hors critères dans les [5] jours ouvrés suivant sa tenue, avec un motif écrit.
- Aucun rendez-vous n'est fixé à plus de [20] jours de la date de l'appel sans accord du client.
Reporting et sortie
- Reporting chaque semaine : appels composés, décrochés, conversations, rendez-vous pris et tenus, refus et motifs.
- Les données de campagne (notes, refus, coordonnées mises à jour) sont remises au client à la fin du contrat.
- Le client peut mettre fin au contrat avec un préavis de [30] jours si le volume d'appels convenu n'est pas tenu deux semaines consécutives.
Quel modèle de prix choisir pour externaliser sa prospection téléphonique ?
Le bon modèle de prix dépend de la durée de la campagne, de la difficulté de la cible et de votre capacité à définir un rendez-vous qualifié. Le forfait convient aux campagnes continues sur des cibles exigeantes, la journée aux tests et campagnes courtes, le paiement au rendez-vous tenu aux cibles larges et bien définies.
| Votre situation | Modèle le plus adapté | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Cible étroite, décideurs difficiles à joindre, cycle long | Forfait avec SDR dédié | Volume d'appels et profil du SDR écrits au contrat |
| Test d'un nouveau marché sur quelques semaines | Journées ou forfait court | Juger sur les indicateurs d'activité, pas seulement sur les rendez-vous |
| Cible large, critères simples, besoin de volume | Au rendez-vous tenu | Définition du qualifié, droit de contestation, délai maximum |
| Envie de partager le risque | Hybride : fixe + prime au RDV tenu | Ce que le fixe couvre en volume |
| Prospection continue et équipe commerciale à alimenter chaque semaine | Forfait avec SDR dédié, ou recrutement interne | Comparer avec le coût complet d'un SDR interne |
Le dernier cas mérite un calcul à part, parce que l'alternative n'est plus entre deux agences mais entre une agence et un recrutement. Nous l'avons détaillé dans notre comparatif du coût d'un SDR externalisé face à un SDR interne, et le simulateur de coût SDR sur 12 mois permet de le refaire avec vos chiffres : salaire, recrutement, ramp-up, turnover, outils et management.
Pour rester sur le cas d'un prestataire : quel que soit le modèle, la règle est la même. Négociez moins le prix affiché que les clauses qui déterminent le coût réel. Un taux de no-show qui passe de 32 à 22 % et une part de rendez-vous hors cible qui passe de 30 à 10 % valent davantage qu'une remise commerciale.
Conclusion : comparer les agences de prospection au coût par rendez-vous tenu
Le tarif d'une prospection téléphonique ne se compare pas au prix d'entrée, et il ne se juge pas sans un plafond calculé à partir de la marge d'un client. Les agences françaises affichent en 2026 de 1 390 à 3 500 € HT par mois, 350 € HT la journée ou 100 à 300 € HT le rendez-vous, mais ces chiffres mesurent des choses différentes. La seule unité commune est le coût par rendez-vous tenu et qualifié, une fois comptés le fichier, le set-up, le no-show, les rendez-vous hors cible et le temps de vos commerciaux.
Si vous étudiez cette option, l'offre de SDR externalisé de Getalead met à disposition des SDR seniors, en CDI et basés en France, qui font uniquement de la prospection téléphonique et de la prise de rendez-vous qualifiés pour vos commerciaux. Le fichier est fourni par le client, les critères du rendez-vous qualifié sont définis ensemble lors du cadrage, le reporting est hebdomadaire et chaque refus explicite est transmis le jour même. Le démarrage prend environ deux semaines, et nous recommandons trois mois minimum pour laisser la campagne monter en charge. Pour comparer notre proposition à celles que vous avez déjà reçues, avec la méthode de cet article, vous pouvez prendre rendez-vous avec notre équipe.
Sources (consultées en octobre 2026) : Acceor, tarifs ; Re-com, prospection téléphonique ; Captain Prospect, offres ; Growth Prospect, grille tarifaire ; Lumo-data, agence de prospection B2B ; Uclic, cold calling ; LevelUp Sales, prix d'une agence de prospection B2B ; Meteor, prix de la prospection externalisée ; JobPhoning, baromètre téléprospection B2B 2026 ; Paradial, tarif prospection téléphonique ; Codeur, tarif moyen des téléprospecteurs ; Kaspr, tarifs ; Pharow, tarifs. Taux de conversion et de no-show : mesures internes Getalead publiées dans nos articles sur l'efficacité du cold calling et sur le no-show.
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Questions fréquentes
Il n'existe pas de barème officiel. Les prix publics relevés en octobre 2026 chez des agences françaises vont de 1 390 à 3 500 € HT par mois pour les formules d'entrée, à 350 € HT la journée, et de 100 à 300 € HT par rendez-vous qualifié selon la cible. Sur la place de marché JobPhoning, un rendez-vous pris par un téléprospecteur indépendant se paie autour de 65 € HT. Ces prix ne sont comparables qu'une fois ramenés au coût par rendez-vous tenu et qualifié.
Les prestataires français qui publient un prix au rendez-vous affichent de 100 € HT (tarif dégressif, cible standard) à 300 € HT et plus sur des cibles précises, et une agence déclare un coût moyen constaté d'environ 250 €. Le prix réel dépend de la définition du rendez-vous facturé. Un rendez-vous à 150 € facturé à la prise, avec 32 % de no-show, revient à plus de 220 € par rendez-vous tenu, avant même de compter les rendez-vous hors cible.
Le forfait convient aux campagnes continues sur des cibles difficiles, où il faut du temps pour apprendre et où le volume d'appels compte plus que le résultat immédiat. Le paiement au rendez-vous convient aux cibles larges avec des critères simples. Dans les deux cas, ce qui protège est écrit au contrat : volume d'appels pour un forfait, facturation au rendez-vous tenu et définition du rendez-vous qualifié pour un paiement au résultat. Le modèle hybride, fixe et prime au rendez-vous tenu, partage le risque.
Les postes les plus souvent absents sont le fichier de prospects, que beaucoup d'agences ne fournissent pas, les frais de cadrage ou de set-up, les rendez-vous qui ne se tiennent pas, les rendez-vous hors cible et le temps de vos commerciaux, au moins une heure par rendez-vous pris. Il faut aussi vérifier la durée d'engagement et ce qui est inclus côté outils : numéro affiché, dialer, intégration à votre CRM.
Additionnez tout ce que vous paierez sur la période : facture du prestataire, set-up, fichier et temps de vos commerciaux. Divisez par le nombre de rendez-vous pris multiplié par la part de rendez-vous tenus, puis par la part de rendez-vous qualifiés. Exemple : 60 rendez-vous pris, 32 % de no-show et 30 % hors cible donnent 28,6 rendez-vous utiles. Une facture de 10 500 € revient alors à 368 € par rendez-vous utile, contre 175 € affichés.
Une agence française affiche 350 € HT la journée pour l'ensemble du dispositif, avec des packs dégressifs, et les devis compilés par un éditeur de logiciel situent la journée entre 350 et 500 € HT, parfois avec une prime par rendez-vous. Sur une plateforme de freelances, le TJM moyen des téléprospecteurs est de 65 € en octobre 2026. Pour comparer, demandez le nombre d'appels composés par jour : c'est lui qui transforme un prix de journée en coût par rendez-vous.
Cela dépend des agences. Certaines constituent le fichier et l'intègrent (Acceor l'annonce sans surcoût) ou le facturent en option, d'autres, comme Getalead, appellent un fichier fourni par le client ou acheté auprès d'un fournisseur de données. Pour comparer deux devis, mettez-les sur la même base. Les grilles publiques des fournisseurs de données donnent un ordre de grandeur : de 0,20 à 0,35 € par crédit téléphone chez Kaspr, dix crédits par numéro trouvé chez Pharow, hors abonnement.
Les engagements publiés vont de « sans engagement », avec un préavis de 30 jours ou un minimum de jours par mois, à trois mois ferme et six mois. Une campagne téléphonique a besoin de quelques semaines pour trouver sa cible et son discours, donc un engagement très court juge souvent le prestataire sur sa phase d'apprentissage. L'essentiel est de prévoir des conditions de sortie liées à des indicateurs écrits, comme le volume d'appels convenu.
Il n'y a pas de bon prix dans l'absolu : il dépend de ce que rapporte un client. Multipliez la marge brute de première année d'un client par votre taux de transformation des rendez-vous tenus en clients, puis par la part de marge que vous acceptez de consacrer à l'acquisition. Avec 12 000 € de marge, 15 % de transformation et 30 % alloués à l'acquisition, le plafond est de 540 € par rendez-vous tenu et qualifié. Avec 3 000 € de marge et 20 % de transformation, il tombe à 180 €.

À propos de l'auteur
Cofondateur et associé, Getalead
François Alonge est cofondateur de Getalead, de Getlab et de Skipcall. Avant cela, il a passé 23 ans chez Edenred, en France et en Italie, où il a gravi tous les échelons de la vente : commercial, key account, chef des ventes, directeur des ventes, puis directeur commercial Middle Market.

